Exposition Albert Caquot

Exposition Albert Caquot et l’aérostation militaire à Meudon

Centre d’art et de Culture de Meudon du 17 juin au 11 juillet 2021

Albert CAQUOT (1881-1976)

Sa carrière de bâtisseur

Albert Caquot, après son service militaire comme sous-lieutenant dans un bataillon de Sapeurs Aérostiers, est ingénieur au Service des Ponts et Chaussées de l’Aube de 1905 à 1912. Il assainit la ville de Troyes insalubre où règne la typhoïde. Son étude sur l’évacuation des eaux deviendra une bible pour les ingénieurs sanitaires.

En 1918, après sa carrière de constructeur aéronautique, il entre au Bureau d’études de béton armé Pelnard-Considère et Caquot où il restera jusqu’en 1940 pour concevoir de nombreux ouvrages en béton armé aux caractéristiques hardies : plus de trois cent ponts, des barrages, des centrales électriques, des hangars d’aviation, le môle d’escale du Verdon, la forme Jean-Bart à Saint Nazaire, la structure interne du Christ rédempteur à Rio.

Après deux retours à l’aviation de 1928 à 1934 et de 1938 à 1940, il travaille seul, conduit de nombreuses recherches, prend part à la normalisation industrielle, publie des articles scientifiques, conçoit des ouvrages de génie civil dont certains sont des records du monde : les ponts Lafayette et de la Caille, le barrage de la Girotte, la grande écluse et le pont à haubans de Donzère-Mondragon, l’usine marémotrice de la Rance, inaugurée en 1966.

Il professe la résistance des matériaux dans les écoles des Mines, des Ponts et Chaussées et de l’Aéronautique. En 1934, il entre à l’académie des sciences dont il deviendra le président en 1952. Son jubilé scientifique a lieu le 20 octobre 1947. Par décret du 21 décembre 1951, il est élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’Honneur.

En 1967, il se déclare hostile au tunnel sous la Manche et propose un pont à tablier avec des portées de huit-cent mètres. Pendant les dix dernières années de sa vie, il conçoit une nouvelle usine marémotrice de 18 000 MW, l’équivalent de six sites centrales atomiques, en fermant la baie du mont Saint-Michel.

Ingénieur visionnaire, il est peu de domaines du génie civil et de l’aéronautique qu’il n’ait abordés et perfectionnés, voire radicalement transformés.

Le plus grand sacrifice qu’un savant puisse faire à son pays, ce n’est pas de lui donner son sang, mais ses idées et ses travaux sous le voile de l’anonymat (Éloge du Colonel Renard prononcé par Albert Caquot)

Jean-Bruno Kerisel, petit-fils d’Albert Caquot

Le Christ du Corcovado

Le Christ du Corcovado, une des sept merveilles du monde moderne qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Une histoire française ?

C’est un jésuite, missionnaire français, installé à Rio de Janeiro, le père Pierre-Marie Bos, qui a eu le premier l’idée en 1859 d’un Christ sur le mont Corcovado, culminant à plus de sept- cents mètres. Il en a convaincu la dernière impératrice brésilienne, Isabelle, épouse de Gaston d’Orléans, petit-fils de Louis-Philippe. Isabelle a lutté toute sa vie pour l’abolition de l’esclavage.

Le projet a été abandonné lorsque la République a été proclamée en 1889.

Heitor Da Silva Costa, ingénieur brésilien, a gagné un concours en 1922 pour la réalisation du projet. Il est venu en 1924 à Paris rencontrer Paul Landowski qui fut chargé de sculpter la statue recouverte de pierre savon pour la rendre étincelante, et Albert Caquot pour la réalisation de la structure interne, en béton armé.

La tête fait 3,75m de haut. Les mains ont une longueur de 3,20 m. Les bras creux ont une longueur de 28 mètres. Jean Dujardin se promène à l’intérieur dans le film OSS 117.

Le Christ fut inauguré le 12 octobre 1931.

Jean-Bruno Kerisel

P.S : Albert Caquot, l’inventeur des ballons d’observation, que les poilus de 14 appelaient « saucisses », est mon grand-père maternel.

Livres

Un album me retient, superbement illustré, chez l’éditeur Philippe Ray.

Il est de J.M.G Le Clézio. Titre:  Le flot de la poésie continuera de couler.

C’est l’époque Tang qu’évoque l’auteur, celle de Li Baï ou Li Po, et Do Fu ou Tou Fou.

A lire, pour cette attention minutieuse, bouleversée, portée ici à la Chine ancienne !

En édition « Jeunesse », voir sur internet l’album réalisé avec Martine Bourre, 

Li Po et Tou Fou, chez Didier jeunesse.

Deux vrais amis vivaient au bord du fleuve Jaune…

L’AFAH : Association francophone pour les auteurs de haïboun ou de haïku. 

Revues l’écho de l’étroit chemin, Ploc! Gong, L’ours dansant 

Livres

Lecture pour l’APA – Association pour la conservation du patrimoine autobiographique.
http://autobiographie.sitapa.org/
Thésée, sa vie nouvelle de Camille de Toledo
Récit à la première personne, superbe, ponctué de fragments de photographie.
Bel ensemble dont Verdier est l’éditeur.
Françoise Kerisel – Le 15 décembre 2020